La Force des s@ges
Bulletin électronique mensuel de l'AQDR
numéro 38
 janvier 2010 
La longueur des jambes
 
par Maurice Boucher

« Juste assez pour toucher le plancher! » C'est ce que m'avait rétorqué mon ami Charles quand, à sa question sur la longueur optimale des jambes d'une personne, je lui eus avoué que je n'en savais rien.

Nous échangions fréquemment Charles et moi, devant un café dans un coin du restaurant, à son invitation ou à la mienne. Comme je revenais souvent à la charge pour l'inciter à élargir son action bénévole à l'ensemble de la mission de l'AQDR, à se joindre au conseil d'administration de sa section, la réponse était simple : «   Ce n'est pas avec des structures qu'on aide les gens, c'est sur le terrain ».

Le terrain qui était le sien, il le connaissait bien. Il était passé maître dans l'art de regrouper et aider les personnes vivant en résidence pour personnes âgées. Il l'avait fait avec succès sur son territoire par la création de comités de milieu de vie . Il en avait fait l'univers de son bénévolat, laissant à d'autres comme moi, «  le soin de sauver » comme il disait, «  le reste du monde des aînés ».

Il ne se contentait pas de fonder des comités, il favorisait le dialogue avec les gestionnaires et, avec une grande logique et un calme désarmant, il trouvait les moyens de la bonne entente dans la recherche de solutions qu'il voulait gagnant-gagnant dans les rencontres sur les problèmes soulevés par les résidents.

Il a été, sans contredit, le précurseur des comités de milieu de vie dans les résidences pour personnes âgées et à l'origine de la philosophie de l'AQDR à l'égard de ces comités. Avant même le début des opérations d'une résidence en construction, Charles approchait les propriétaires et arrivait à les convaincre d'accepter le comité qu'il projetait pour leurs résidants.

Pour Charles, la première démarche qui suivait la création du comité consistait à recruter les résidants comme membres de l'AQDR. Il leur présentait l'organisation comme un rempart en cas d'échec des pourparlers du comité avec la direction sur une question importante pour la protection des droits ou des services aux aînés. Par son travail sans relâche, il a donc ainsi rendu, tant directement qu'indirectement, d'immenses services aux personnes hébergées, particulièrement celles de la résidence de 150 personnes qui était la sienne.

Hausses abusives des coûts de loyer, exploitation à son profit par le propriétaire du crédit d'impôt pour personnes âgées, ententes illicites avec des pharmaciens choisis par la maison, services de soins de santé et d'hygiène vendus à la pièce, ou toute autre forme d'abus, rien n'échappait à Charles. Il menait des luttes pour redresser la situation. Il en a payé le prix, ayant été menacé de poursuites en justice.

Retraité du ministère du Revenu comme enquêteur, il était alerte et attentif aux conditions faites aux personnes âgées. À un point tel que les fonctionnaires du Revenu et de la Régie du logement en étaient à le consulter sur les règles qu'il fallait changer pour améliorer le sort des aînés en résidence.

Charles Castonguay nous a quittés le 6 mai 2008, foudroyé par une courte maladie à l'âge de 83 ans. Quelques jours avant son décès, il avait demandé à un de ses enfants de m'informer de sa situation. J'ai ajouté son nom dans mon petit carnet aux cinq personnes profondément militantes que j'ai eu l'occasion de côtoyer durant ma vie active et celle de bénévole.

C'est avec les deux pieds sur le plancher, à parcourir le terrain sans jamais avoir la tête dans les nuages qu'il s'est consacré au mieux être des aînés.

Des statistiques qui en disent long

Chronique de Maurice Boucher

  Comment traiter de démographie sans utiliser de chiffres ? Je m'en excuse à l'avance mais je devrai truffer cette chronique de nombreux chiffres. Mais ce sera pour décrire une situation démographique qui, jusqu'à un certain point, peut s'avérer alarmante. Donnons-nous la peine de la regarder de près. C'est principalement le sort des populations des régions qui sont en cause.

À l'AQDR, nous nous préoccupons, pour ainsi dire à tous les jours, du vieillissement de la population du Québec, mais, au delà des informations et précisions que nous utilisons, il est une situation que nous pouvons qualifier de dramatique, c'est l'exode des jeunes des régions.

Pour en mesurer les dommages, les spécialistes utilisent un indicateur qui s'appelle le Rapport de dépendance démographique. Pour y arriver, on additionne le nombre de jeunes avec celui des aînés, on divise le résultat par le nombre de 20 à 64 ans et on multiplie par 100. Plus l'indice est élevé, moins il y a de travailleurs pour soutenir les jeunes et les retraités. Au dessus de 100, c'est tragique.

Prenons l'exemple du Saguenay-Lac-St-Jean : au recensement de 2006, on y trouvait 61 000 jeunes de 19 ans et moins, 40 000 de 65 ans et plus et 173 000 adultes de 24 à 65 ans, pour une population totale de 274 000.

Or, en 2031, cette population sera passée à 255 000, diminution qui peut paraître minime, mais ce qui est grave, c'est que le nombre des jeunes aura chuté, lui, à 46 000 et celui des personnes âgées aura grimpé à 84 000. Bilan : la région se vide de ses jeunes et le nombre de ses personnes âgées augmente d'une façon foudroyante. Plus encore; les 75 ans et plus vont passer de 18 000 à 43 000. L'indice du Saguenay-Lac-St-Jean passera donc de 59 en 2006 à 105 en 2031. Bien sûr, des personnes commencent à travailler avant 19 ans et d'autres continuent après 65 ans. Il y a aussi des chômeurs chez les 20-64 ans. Mais ce sont là des exceptions.

Le Saguenay-Lac-St-Jean est loin d'être un cas unique. La Gaspésie perdra 26% de ses jeunes d'ici 2031 et sa population de 65 ans et plus augmentera de 112%. Son Rapport de dépendante démographique sera de 113, soit le plus .élevé au Québec. Ajoutons que, chez les 75 ans et plus, la hausse atteindra le taux dramatique de142%.

La situation n'est guère plus reluisante dans les autres régions du Québec : Abitibi-Témiscamingue, Bas-St-Laurent et Côte-Nord .

Ces quelques chiffres révèlent tout le drame de la dépopulation et du vieillissement des régions périphériques du Québec, ce qui semble le cadet des préoccupations de nos autorités politiques.

L'île de Montréal, les Laurentides, Lanaudière, Québec et l'Outaouais réussiront à freiner cet exode des jeunes. Le vieillissement de la population les affecte également, mais il est compensé par l'arrivée de milliers de jeunes ménages en provenance des autres régions du Québec et aussi de l'immigration

Il est donc à prévoir du pain sur la planche pour faire face à cet exode des jeunes dans l'ensemble des régions du Québec.

Source : La Presse , 5 décembre 2009 – Claude Picher.

Menace de fusion forcée du CSSS Champlain et de l'hôpital Charles LeMoyne

Par Jacques Fournier Section St-Michel  

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) exerce présentement des pressions sur le conseil d'administration du CSSS Champlain (qui réunit déjà les CLSC St-Hubert et Samuel-de-Champlain, ainsi que des CHSLD) pour le forcer à se fusionner avec l'hôpital Charles LeMoyne. Pour tordre le bras du CA du CSSS, le MSSS menace de ne pas autoriser la dotation permanente du poste de directeur général. Pendant ce temps, l'établissement est contraint de fonctionner avec un directeur général intérimaire.

Pourquoi cette attitude du ministère ? Parce qu'il croit que plus c'est gros, meilleurs sont les services. Or la majorité des études scientifiques à ce sujet indiquent le contraire : les organismes qui ont pour mission des services de proximité ont intérêt à conserver une taille plus légère.

Selon les chercheurs Alain Dupuis et Luc Farinas, les fusions sont le fruit d'une mode dangereuse : « Il s'agit d'une mode managériale sans fondement sérieux au regard des sciences de l'organisation et qui pousse l'ensemble du système vers le modèle de la grande entreprise divisionnalisée. Sous l'effet de ce modèle, nos organisations risquent de devenir toujours plus grosses, plus formelles, plus abstraites, plus impersonnelles, plus superficielles, vides d'engagements et de jugements éclairés. » (Cahier de recherche du CERGO, 2009, ÉNAP et TÉLUQ).

Qu'a-t-on constaté de la vague de fusions forcées de l'été 2004 ? L'obligation pour les usagers de se déplacer plus loin pour avoir des services, la concentration des fonds dans la mission hospitalière, la diminution des programmes préventifs, l'alourdissement des structures, la démobilisation du personnel, l'affaiblissement du processus démocratique et de la participation citoyenne, une porte plus ouverte à la sous-traitance et à la privatisation, etc. Ces effets pervers perdurent. Pourquoi vouloir aggraver les choses en fusionnant davantage ? D'autant plus que la loi exclut normalement du processus des fusions les hôpitaux universitaires affiliés, ce qui est le cas de Charles-LeMoyne. Il est encore temps d'empêcher le MSSS de détériorer davantage les services de proximité à la population.

Café des âges à Alma

  Par Gisèle Gobeil AQDR, section Alma   L e 23 octobre dernier, nous étions dix aînés à dîner avec des jeunes du secondaire, réunis au Cégep d'Alma pour une journée régionale de formation : un Café des âges. Vingt-cinq filles et garçons du secondaire I à IV nous accueillaient autour de tables rondes pour échanger avec des « grands-papas et des grands-mamans». Qu'est-ce qu'on aime le plus, chez les jeunes ? Chez les grands-parents ? Qu'est-ce qu'on aime le moins ? Quels rôles doit jouer un grand-parent ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ? Et l'heure du dîner a passé rapidement.

L'invitation nous est venue du Rassemblement Action Jeunesse qui organisait la journée. Un contact à la Journée des aînés, à Chicoutimi, un simple mot exprimant notre intérêt a suffi et, dès le lendemain, la responsable nous relançait à Alma. Ainsi, tout simplement, nous nous sommes retrouvés avec les jeunes pour leur consacrer notre heure de dîner. Et nous avons bien « goûté ».

Nous retenons de cette expérience combien il peut être facile de susciter de telles rencontres et d'établir un contact chaleureux et enrichissant quand nous le désirons vraiment avec ouverture et enthousiasme. Être à l'écoute, oser offrir notre intérêt, notre attention et …nos coordonnées! Souvent, le déclic se produit et voilà, nous y sommes.

L'accueil des jeunes présents a été chaleureux, l'atmosphère, familiale. Ils se sont montrés ouverts, à l'aise de s'exprimer sur leurs relations intergénérationnelles et réceptifs à notre parole. Rapidement, en quinze-vingt minutes, les échanges sont devenus bien personnels, presque du cœur à cœur, livrant même des détails pointus sur leurs relations avec leurs parents et grands-parents. Ils croient beaucoup à l'importance de rencontrer les aînés et auraient souhaité que plus de compagnons soient venus avec eux.

Cependant, le temps nous manquait, le temps filait, l'animation nous semblait trop rapide et bousculante, les questions bien nombreuses sur des thèmes majeurs. Malgré ces contraintes, les aînés présents ont beaucoup apprécié cette heure d'échange avec tous ces beaux jeunes; un moment privilégié qui raffermit notre confiance en la jeunesse, en ces jeunes dynamiques que l'on voit réfléchir sérieusement, qui croient en l'avenir et aspirent à la réussite.

Ce genre de rencontre me rassure sur le potentiel de nos enfants. Ils ont des racines profondes dans la famille et, même s'ils expriment certains préjugés, genre « grosses pensions, parfois sermonneux » , ils reconnaissent aussi le manque de ténacité et de respect que manifestent souvent certains jeunes.

En quelques mots, ils souhaitent des rencontres plus fréquentes, plus longues et moins chargées avec les générations précédentes. Un jeune de secondaire I a cité la phrase célèbre : « Il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va! »

Qu'on se le dise : nous avons encore une tâche d'éducation à assumer, n'hésitons pas à nous y investir. De telles expériences sont agréables et enrichissantes. Si l'occasion se renouvelle, nous accepterons avec plaisir!

Soutien à domicile des aînés : L'AQDR appuie les entreprises en aide domestique (EÉSAD)

La ministre Thériault se paie une annonce sur le dos des entreprises et leurs clients. En effet, alors que les entreprises d'économie sociale en aide domestique (EÉSAD) obtenaient 3,5 M $ pour la majoration de l'aide financière variable du Programme d'exonération financière pour les services d'aide domestique (PEFSAD), le 2 octobre dernier, voilà qu'elles apprennent deux mois plus tard que ces 3,5 M$ seront puisés à même les budgets du programme à compter du 1er avril 2010.

Ce programme, rappelons-le, dessert annuellement 76 000 usagers parmi les plus vulnérables de notre société. En fin de compte, ce sont les clients ou les entreprises d'économie sociale en aide domestique (EÉSAD) qui paieront pour l'annonce du gouvernement. C'est ce qu'a tenu à dénoncer la Coalition des entreprises d'économie sociale en aide domestique, ainsi que les organisations de la société civile qui les appuient, en conférence de presse le 16 décembre à Montréal.

Voir la lettre au Premier ministre à ce sujet, lettre appuyée par l'AQDR :

http://www.aqdr.org/general/general/lettre_au_pm_dec_09.pdf

Les activités de l'AQDR

  L'ouverture officielle de la section de Coaticook a eu lieu le 15 décembre. Le président, le directeur général et le 1er vice-président ont remis un certificat d'adhésion au CA.

•  Projet Abus  : la trousse SOS Abus sera lancée en conférence de presse le 19 janvier 2010. Louis Plamondon a présenté le logo et ce que contiennent le cartable, la mallette, ainsi que la clé USB. Ces documents seront disponibles sur le site. La brochure Vieillir sans violence a été révisée et améliorée. Une première conférence de presse régionale se fera le 26 janvier à Repentigny. La formation d'environ 2 000 intervenants dans toutes les régions se tiendra de janvier à juin 2010. Il est facile de s'inscrire en ligne à : http://www.aqdr.org/v_projet_abus/projet_abus.php Des actions complémentaires sont faites par la FADOQ qui a reçu une subvention pour réviser le programme contre l'abus et la fraude de la Sûreté du Québec et le diffuser via le réseau FADOQ.

•  Entreprise d'économie sociale d'aide domestique  : l'AQDR appuie les EÉSAD dans leurs revendications financières au moment où Québec recule pour accorder les 3,5 millions promis. Une lettre ouverte est parue dans Le Devoir sous la signature de Jacques Fournier qui représente l'AQDR dans ce dossier. On peut aussi lire son analyse sur notre site.

•  Formation continue des préposés  : l'AQDR appuie les recommandations du rapport de la Table de concertation sur la formation du personnel œuvrant en CHSLD privés et en résidences pour personnes âgées qui réclame une formation continue des préposés.

•  Projet de loi C51  : à l'instar de l'AFEAS, l'AQDR demande que les dispositions contenues, parmi bien d'autres, dans le projet de loi C51 réformant la Loi des pensions du Canada en soient retirées pour faire un débat à part, centré sur les retraites. Voir le communiqué de l'AFEAS pour plus d'information.

•  Chambre des notaires  : une ligne de consultation gratuite permet de se renseigner sur tout sujet (testament, succession, etc.) : 1-800-NOTAIRE ou 514-NOTAIRE pour la région de Montréal. Des dépliants sont aussi disponibles.

•  Soutien à domicile et Hébergement  : un comité a été formé par le Regroupement de la Mauricie pour travailler sur les coupures des lits. Lise Bournival y sera déléguée.

Des commentaires…

  Voici les commentaires reçus de Marthe Asselin Vaillancourt, section Jonquière, sur notre éditorial du numéro de décembre 2009 traitant du discernement.  

«Cherchez toujours la réponse en vous. Ne soyez pas influencés par ceux qui vous entourent ni par leurs pensées, ni par leurs paroles.» Eileen Caddy

L'éditorial de La force des s@ges de décembre 2009 me laisse perplexe. J'ai comme l'impression qu'on pose un focus exagéré sur l'appartenance politique qui limiterait les prises de position des militants de l'AQDR. L'ancienne formation donnée par les mouvements JOC (Jeunesse ouvrière catholique) se basait sur trois principes : Voir, Juger, Agir. Nous sommes encore plusieurs qui gardent des relents de cette façon de faire, au moins nous y avons appris la valeur des mots.

Tout ça pour dire que le discernement doit être précédé d'un regard à poser sur la situation, qu'on approuvera ou dénoncera. Juger n'est pas péjoratif mais suppose l'analyse de la proposition. L'esprit de discernement, selon moi, constitue une partie de l'analyse. L'agir qui succède n'est pas nécessairement basé sur une appartenance politique. L'affirmer sans nuances est un jugement de valeur qui peut heurter plusieurs militants aptes à faire la distinction entre leurs différentes appartenances.

De plus en plus, les citoyens sont informés : radio, TV, Internet. Cette information est-elle toujours adéquate ? On peut se poser la question. J'ai envie de dire que, maintenant, nous différencions parti politique, gouvernement, législation. Hélas, cette affirmation me semble tout à coup incongrue, puisqu'un sondage récent me dit qu'on ne connaît pas les ministres, même ceux qu'on voit le plus souvent à la télé. Je me plais à croire que les aînés sont mieux informés parce que plus sélectifs sur tout ce qui bouge dans les médias.

Alors, qu'en est-il des lois, et directives gouvernementales ? Cela me permet de rappeler le besoin d'information avant tout. C'est bien beau de prendre position, mais il y a ce besoin de connaître, d'être informé, d'analyser, avant de s'engager.

S'informer sur Espaces 50 +

L'organisme Espaces 50+, présidé par Jean Carette, publie, dix fois par année, une info-lettre électronique très intéressante contenant des analyses et des informations pertinentes et qui propose de nombreux hyperliens.

La force des s@ges recommande à tous et toutes de s'abonner gratuitement à cette lettre en allant sur le site suivant : http://espaces50plusmontreal.com/infolettre.htm

Bonne lecture !

Saviez-vous que….

…à Portland en Oregon, le transport en commun est gratuit. Aussi, à Houston au Texas, on a éliminé les places de stationnement en ville pour faire plus de place au transport en commun. Les vaillants responsables politiques de nos villes auraient-ils le courage politique de procéder à de telles mesures ?

Source; Steven Guilbeault, Le Soleil, 8 décembre 2009.

…Desjardins Sécurité financière a publié un sondage qui révèle que deux retraités sur cinq ont vu leur situation financière se détériorer en 2009, qu'un retraité sur deux a vu fondre ses épargnes et ses placements. Quant aux pré-retraités, 37% ont répondu vouloir repousser leur retraite, comparativement à 28% à la même date l'an dernier.

Source : Gérard Bérubé, Le Devoir, 12 décembre 2009

… au cours des huit derniers mois, 7 000 contribuables canadiens qui n'avaient pas payé leurs impôts se sont mis à table lors d'un entretien téléphonique pour une divulgation volontaire et qu'ils ont avoué des revenus non déclarés de 1,7 milliards$, une augmentation de 50% par rapport à 2008.

Source : François Desjardins, Le Devoir, 12 décembre 2009

… dix mois après la date butoir du 1 er février 2009 qui devait entraîner des amendes salées aux contrevenants, encore 25% des résidences privées pour aînés ne sont toujours pas certifiées conformément au programme de certification exigeant le respect de 26 critères pour obtenir leur permis d'opérer.     

Source : Ariane Lacoursière, La Presse , 14 décembre 2009.

… plus de 125 000, soit le quart des 500 000 proches aidants québécois souffrent de dépression. Selon des évaluations, le stress et la fatigue que subissent ces proches aidants comportent un risque de mortalité de 60% plus élevé que la population en général. Aussi, l'absentéisme au travail des proches aidants, dû au surmenage, coûte entre 2 et 3 milliards$ par année.  

Source : La Presse Canadienne , 8 novembre 2009)

La modération a bien meilleur goût

La théorie du mouton  

Un troupeau de mouton ne peut se déplacer qu'à la vitesse du mouton le plus lent. Quand le troupeau est pourchassé par un prédateur, ce sont les plus lents et les plus faibles qui sont attaqués en premier. Cette sélection naturelle est bonne pour le troupeau en général parce que la vitesse du troupeau augmente à mesure que les plus lents sont éliminés.

  De la même façon, le cerveau humain ne peut fonctionner plus vite que ses cellules les plus lentes.

  Comme on le sait aujourd'hui, la consommation d'alcool détruit les cellules du cerveau. Naturellement, ce sont les cellules les plus lentes et les plus faibles qui sont détruites en premier.  

On peut donc déduire que la consommation d'alcool élimine les cellules les plus faibles, rendant ainsi notre cerveau de plus en plus performant. Voilà qui explique pourquoi on se sent toujours un peu plus intelligent après 4 ou 5 bières.

« Je l'savais ! », dit mon beau frère.

 

Leçon de grammaire

Les pluriels singuliers
Un rat ? Des goûts
Un vrai ? Des dalles
Un flagrant ? Des lits
Un valet ? Des curies
Une voiture ? Des mares
Une passagère ? Des faïences
Un évier ? Des bouchers
Un drogué ? Des foncés
Un scout ? Des brouillards
Un crâne ? Des garnis
Un bond ? Des buts
Un frigo ? Des givrés
Une dent ? Des chaussées
Une moue ? Des goûters
Un air ? Des confits
Un brusque ? Des luges
Un beau ? Des cors
Un ministre ? Des missionnaires
Un mur ? Des crépis
Une grosse ? Des panses
Un propos ? Des placés
Un patron ? Des spots
Une cinglante ? Des routes
Un délicieux ? Des cerfs
Un fâcheux ? Des agréments
Une bande ? Des cinés
Un argent ? Des tournées
Un sirop ? Des râbles
 
Et ne pas oublier ! Une bière ? Des haltères.

 

BONNE ANNÉE 2010 À TOUS ET TOUTES

 

 
BRACELET BOUTON PANIQUE SANS FRAIS MENSUEL
CECI POURRAIT SAUVER VOTRE VIE !