La Force des s@ges
Bulletin électronique mensuel de l'AQDR
numéro 36
 novembre 2009 
287 $ PAR SECONDE !

Éditorial par Maurice Boucher

  Il y a là un excès de vitesse intolérable et dangereux ! Vous l'avez vu à la TV , au bas de l'écran, à l'émission des nouvelles de TVA avec Paul Larocque ? C'est le compteur qui nous indique l'ampleur de l'augmentation de la dette du Québec.

Pourtant, il y a quelques années, nous avions élu un gouvernement qui avait trouvé la formule magique pour empêcher une telle situation. C'est simple; vous adoptez une loi anti-déficit qui stipule que tout budget déficitaire est interdit au gouvernement. Génial !

Mais qu'arrive-t-il s'il survient une crise financière grave ? Notre gouvernement a trouvé la solution; une loi pour abolir la loi. Mais nous avons tellement besoin de fonds avec cette crise ! Qu'allons-nous faire ? Là aussi il y a une solution, nous avons une vache sacrée qui s'appelle Hydro-Québec. Selon M. Charest, c'est l'endroit idéal pour aller chercher quelques milliards $ par majoration des tarifs d'électricité.

Faudra-t-il cependant, pour que la pilule s'avale mieux par les Québécois (qui, dans les circonstances, n'ont pas le choix de consommer), demander au président Vandal de mieux administrer en cessant de distribuer des dons aux écoles privées ou en corrigeant les erreurs de facturation aux abonnés? Comme pour l'en remercier, on lui a versé un bonus de 122 000 $ (en sus de son salaire de 417 000 $), En retour, sa chaste société ne nous demandera qu'un maigre 0,2% d'augmentation des tarifs à compter d'avril 2010 et 2,5% pour les années subséquentes.

Il doit pourtant y avoir une attrape quelque part ! Eh bien oui ! Sur sa table de travail, il paraît que M. Charest caresse un plan de hausse des tarifs d'électricité : chaque ménage québécois devrait voir sa facture majorée de 175 à 265 $ par année. Il y a de quoi songer à changer de fournisseur mais… S'ajoutent les hausses de l'alimentation et autres biens de consommation comme l'essence par exemple.

Quand une personne à l'aise financièrement verra sa facture majorée de quelque 200 $, elle haussera les épaules en se disant que c'est le prix de la chemise qu'elle vient de s'acheter, mais une personne avec des revenus plus modestes, une retraitée touchant le supplément de revenu garanti par exemple, se demandera peut-être quoi choisir entre payer l'électricité de son loyer et se nourrir de façon adéquate. D'autres ne pourront éviter le péage sur le pont (autre idée de M. Charest) qu'ils doivent franchir aller et retour avec leur petite Yaris à trois places pour aller travailler au salaire minimum, alors que le même tarif sera exigé d'un autre individu avec son polluant Hummer.

Quand un gouvernement au pouvoir a trois ans devant lui pour une élection, c'est amplement plus qu'il n'en faut pour faire oublier par le bon peuple des décisions aussi injustes et impopulaires.

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maubou@oricom.ca

MA TANTE BLANCHE EST MALADE !

Ces temps-ci, nous sommes tellement troublés et dans l'incertitude devant la menace d'une pandémie de grippe A (H1N1), que ce n'est rien pour aider certaines personnes qui sont obsédées par leur santé au point de s'en rendre malade. Mais, comme le suggère la journaliste-santé Nancy Cattan : « quel que soit son état, bon ou mauvais, la santé reste un état ». D'ailleurs, si nous consultons le dictionnaire, il nous répond : État de l'organisme, bon ou mauvais. Cet état à un moment précis peut évoluer dans un sens ou dans l'autre, et ce, parfois rapidement.

Lors d'un voyage de vacances en Gaspésie, il y a plusieurs années, je me suis arrêté chez mon oncle Ferdinand. Une occasion en or de connaître son épouse, ma tante Blanche dont il nous parlait quand occasionnellement il passait par Québec pour son travail. Il nous disait qu'elle avait une santé fragile.

Elle dépassait à peine 40 ans d'âge. « J'avais hâte de vous connaître depuis longtemps, ma tante, j'en suis ravi ! Comment allez-vous ?» « Mon pauvre petit garçon ! , me répondit-elle, je ne vais pas très bien, je n'ai pas de santé !». Je me suis dit que pour que notre santé soit bonne ou mauvaise, il faut commencer par en avoir une. Ma tante n'en avait pas.

Quand mon oncle est parti à la retraite, ils sont venus demeurer dans la région de Québec, histoire de se rapprocher des services, surtout médicaux pour ma tante qui n'avait pas encore retrouvé une santé. Elle s'est mise à la recherche d'un médecin. Elle les considérait tous moins bon les uns que les autres. En Gaspésie elle en avait congédié trois ou quatre pour incompétence.

Ma tante nous a quittés pour un monde meilleur il y a quelques années à l'âge de 81 ans, malade depuis toujours, sans jamais avoir appris de quelle maladie elle souffrait. Certaines personnes sont tentées, comme le dit Mme Cattan, de mettre sous observation permanente les mouvement d'humeur d'une santé farouchement indisciplinée, avec l'intention de parvenir à la dompter, mais elles oublient que la santé n'est pas un projet, elle est simplement une condition, une situation qui nous permet d'avancer, d'aller toujours un peu plus loin.

Alors, aidons cet organisme en lui fournissant des carburants de qualité, en gardant en tête que la première fonction de la santé est de nous aider à réaliser nos projets, ceux-là même qui nous maintiennent en vie à tout âge.

Source : Nancy Cattan, http://www.senioractu.com , 3 septembre 2009

L'exemple de Nancy (France)

Une bouffée d'oxygène aux victimes d'Alzheimer dans un jardin

par Maurice Boucher

« Ici c'est moins triste que d'être cloîtrée dans ma chambre. J'ai l'impression d'être en vacances », raconte Antoinette. Elle est dans le Jardin de l'Horloge, « Art, mémoire et vie ». Elle est une patiente atteinte de la maladie d'Alzheimer en soins à orientation gériatrique du centre Paul-Spillmann au CHU de Nancy.

Antoinette regarde les fleurs et se souvient du passé, de son passé à elle lorsqu'elle faisait son jardin, et ce souvenir lui apparaît clairement et il est tellement agréable! Ce service accueille 44 lits de personnes atteintes d'Alzheimer et affiche une longue liste d'attente. Plusieurs autres vivent le même sentiment. Elles se sentent revivre. Des hommes parcourent le potager.

Quelle merveilleuse initiative de stimulation cognitive, ce rappel du passé quotidien de ces personnes pour qui, trop souvent, l'approche médicamenteuse ne fonctionne pas. Les médecins de ce centre hospitalier mettent ainsi de l'avant d'autres approches pour soigner la maladie d'Alzheimer. Ce jardin rempli de chemins circulaires sans cul-de-sac évolue au calendrier des saisons, ainsi de nombreux souvenirs enfouis se réveillent tout autour, les patients sont ravis.

Ce jardin est une bouffée d'oxygène pour les malades, mais aussi pour les soignants qui peuvent y réaliser des entretiens avec leurs patients qui témoignent de leur passé sans hésitation. Des ateliers transgénérationnels y sont organisés. Les derniers ont été la cueillette de petits fruits suivie de la fabrication de tartes. Des troubles de comportement disparaissent. «  M. André, qui avait la fâcheuse habitude de grignoter dans toutes les assiettes à la salle à manger, a cueilli des bleuets dans un panier et les a apportés à la cuisine sans en toucher un seul  », racontent les soignants.

Loin du cadre aseptisé de l'hôpital, les enfants et petits-enfants viennent plus souvent rendre visite à leurs proches, ils y retrouvent le papa ou la grand-maman à son meilleur. En été, les familles peuvent y pique-niquer.

Le personnel de l'hôpital a été très ému lorsqu'une grand-mère malade a promené dans le jardin avec dans ses bras son petit fils, un nourrisson de quinze jours.

Pourquoi de tels types de lieu ne seraient pas aménagés et multipliés chez nous ? Les idées, les initiatives de cette nature ne sont-elles pas une réponse positive à la situation de ces victimes d'Alzheimer qui sont en nombre grandissant ? Nos responsables de la santé, nos intervenants, nos chercheurs ne devraient-ils pas se pencher sur des formules comme celle-là, plutôt que de se contenter de s'apitoyer sur le sort des victimes de cette terrible maladie ?

Nos bénévoles des sections de l'AQDR, en lien avec d'autres organismes communautaires sensibilisés au sort des personnes atteintes de cette maladie pourraient très bien se regrouper et rechercher à multiplier les expériences de tels types de lieux peu coûteux et tellement efficaces.

Source : Journal Le Monde, septembre 2009, Pascale Santi

Les activités de l'AQDR

•  MM. Louis Plamondon et Laurent Rodrigue ont été nommés par le CA administrateurs pour un mandat de deux ans.

•  Une nouvelle section voit le jour : c'est Coaticook qui fait ses premiers pas sous le parrainage de la section de Sherbrooke.

•  L'AQDR Centre du Québec fêtera son 20e anniversaire à Drummondville le 9 novembre prochain.

•  Le programme de l'Assemblée des présidents des 3 et 4 novembre fera une large part aux échanges, notamment par le travail en atelier sur des questions importantes comme : Comment rejoindre nos membres; Sécurité des aînés; Formation des administrateurs; Code d'éthique des administrateurs; Planification stratégique. Cette Assemblée se tient à Granby.

•  Le déroulement du Parlement des sages a été très satisfaisant. L'an prochain, ce sera la 10ème édition de cette activité d'éducation à la vie parlementaire qui exerce également une influence sur les élus. Des communiqués et des articles ont souligné l'événement : voir par exemple sur le site de l'AQDR : http://www.aqdr.org/site/hautrichelieu/journaux/30_sept_09.jpg

•  Élections municipales du 1er novembre 2009  : 3 sections de l'AQDR de Montréal participent avec l e FORUM des citoyens aînés de Montréal (FCAM) afin d'intervenir, de manière non- partisane, dans la campagne électorale municipale de Montréal. Une lettre publique a été envoyée aux trois chefs de partis qui présente aux candidats cinq grands enjeux pour les aînés-es. Voir sur le site de l'AQDR à : http://www.rifvel.org/_quebec/lettre_aux_chefs.pdf

Saviez-vous que….

…le comité mis sur pied par l'AQDR nationale sur Soutien à domicile, hébergement et milieu de vie est maintenant en route ? …qu'il a tenu sa première réunion le 6 octobre ? … qu'il est composé de Normand Lemieux, section de Brandon, de Jacques Fournier, section St-Michel, Murielle Dumont, section Montréal-Nord, Louis Plamondon, administrateur de l'AQDR nationale, (Université de Montréal) ?… que Claude Major dir. gén. AQDR et Benoît Laprise, président de l'AQDR y participent d'office ? … que Maurice Boucher en est le président?

…que l'année 2009 est celle du 20 ème anniversaire de la Fondation pour l'alphabétisation. ? …que 49% de la population active du Québec aurait de la difficulté à comprendre ce que nous écrivons dans la Force des s@ges  ?. Que l'analphabétisme que l'on attribue au Tiers-monde est très présent au Québec ?. …que 4 Canadiens sur 10 affichent un niveau insuffisant en lecture, écriture et calcul ?…que 1,3 million de Québécois de 16 à 65 ans éprouvent de grandes difficultés avec la lecture et l'écriture ?

Source : Le Devoir, 5 septembre 2009

…que la Direction de la santé publique de Montréal a estimé en 2004 que 700 millions $ de profits de Loto-Québec provenaient de joueurs compulsifs.?

Source : Le Soleil, Jean-Simon Gagné, 7 octobre 2009

…que Kimani Nganga Maruge a commencé ses études primaires à l'âge de 84 ans parce qu'il voulait être capable de lire la Bible et apprendre les mathématiques afin de savoir s'il touchait le bon montant de sa retraite ? …qu'il a poursuivi ses études jusqu'à ce qu'il meure à l'âge de 90 ans à Nairobi au Kenya au mois d'août dernier ? …qu'il s'est rendu aux États-Unis en 2005 et qu'il a demandé aux politiciens du monde entier de faire de l'éducation des pauvres une priorité ?

Source : senioractu.com, 24 août 2009

…que le Japon compte 40 000 centenaires et que 87% d'entre eux sont des femmes ?

…que le réseau québécois de la santé a embauché 1 500 cadres au cours des 5 dernières années, soit un nouveau cadre par jour, une progression de 16,2% du nombre de nouveaux gestionnaires. ?

Source : La Presse , 15 août 09

… que, selon une étude présenté au congrès de la Société européenne de cardiologie, les personnes en bonne santé qui consomment de l'aspirine quotidiennement pour éviter les accidents vasculaires ne font qu'accroître les risque d'hémorragie ? …que cette étude ne conteste pas pour autant les bienfaits de l'aspirine et ses effets anticoagulants chez les patients présentant des risques cardiovasculaires ?…que l'aspirine reste le médicament le plus vendu au monde ?

Source : senioractu.com, 2 septembre 2009

La vertu constitue une chose bien relative

En 1983, au cours d'un bain de foule en Australie, la princesse Diana , en caressant la tête chevelue et frisée d'un joli petit garçon, lui avait demandé : « Pourquoi n'es-tu pas à l'école ? » Le petit lui a répondu; «  On m'a renvoyé à la maison parce que j'avais des poux. »

L'emploi du pronom indéfini
Il était une fois quatre individus qu'on appelait : Tout le monde - Quelqu'unChacun et Personne.

Il y avait un important travail à faire et on a demandé à Tout le monde de le faire.

Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait. Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité, Personne ne le fit.

Quelqu'un se fâcha, car c'était le travail de Tout le monde! Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire et Personne ne doutait que Quelqu'un le ferait…En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n'avait fait ce que Quelqu'un aurait pu faire.

Moralité

Sans vouloir le reprocher à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir que Quelqu'un le fera à sa place, car l'expérience montre que là où on attend Quelqu'un, généralemen,t on ne trouve Personne!

Je vais transférer ce texte à Tout le monde, afin que Chacun puisse l'envoyer à Quelqu'un sans oublier Personne.

Un texte fourni par Ronald St-Jean, vice-président de l'AQDR

 
BRACELET BOUTON PANIQUE SANS FRAIS MENSUEL
CECI POURRAIT SAUVER VOTRE VIE !
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