La Force des s@ges
Bulletin électronique mensuel de l'AQDR
numéro 35
 octobre 2009 
Voter ou s'abstenir ?
Éditorial : Maurice Boucher

Au moment où nous écrivons ces lignes, il y a de sérieuses rumeurs d'élections dans l'air. Une cinquième élection fédérale depuis l'an 2000.

En octobre dernier, seulement 58% des citoyens se sont dérangés pour aller voter. C'est triste pour la démocratie. Ne me le dites pas ; je le sais ; ce sont les politiciens qui sont responsables. D'ailleurs, ne sont-ils pas responsables de tout ce qui nous arrive ? Et surtout de ce qui nous arrive pas ; comme le respect de leur s promesses…

Nous insistons beaucoup à l'AQDR pour inciter les aînés à exercer pleinement leur citoyenneté et nous revendiquons que les autorités leur facilitent l'accès à cet exercice à toutes les occasions.

Mais qu'est-ce donc que cette «  citoyenneté » à laquelle nous tenons tant ? Selon la définition reconnue, c'est «  le statut juridique qui permet à un individu de devenir citoyen, ce qui lui permet d'être reconnu comme membre d'une société, d'un État, et de participer à la vie politique ».

  Le plus fondamental de cette participation est bien l'exercice du droit de vote. Voilà la responsabilité première de tout citoyen. Le vote suppose un choix politique responsable que vous avez exercé en bon citoyen en vous rendant voter lors des élections fédérales, provinciales ou municipales. Vous étiez motivé, vous avez opté pour un des enjeux proposés par l'un ou l'autre des partis politiques en cause. Alors, que celles et ceux qui se disent non intéressés par la politique mais qui votent cessent de nous casser les oreilles.

Cela me rappelle l'anecdote racontée par un lecteur du journal Le Devoir , le 8 septembre dernier, que je résume ainsi :

Un voisin de voyage déblatère contre tout ce qui lui vient à l'esprit ; « les étrangers qui émigrent ici et qui ne s'habillent pas comme nous. », «les BS qu'on fait vivre avec nos taxes. » , «  les coûts élevés de la santé et de l'éducation. » , etc. Il commence à m'énerver. Alors je lui dis : « Je commence à savoir pour qui tu vas voter » . Il répond : Moi, je vais voter NPD » .

Je lui explique donc que voter NPD, c'est permis. Mais quand on a un discours conservateur à l'excès, on ne vote pas pour quelqu'un qui a une position exactement contraire. « Alors, pourquoi NPD ?» . Il répond… «  euh…bin le gars…Jack Layton…il a l'air sympathique »

Eh bien! Quand c'est la longueur ou la largeur de la moustache, ou le sourire du candidat qui décide du vote, le meilleur service qu'on puisse rendre à tout le monde, c'est de rester chez soi. Ce n'est pas voter qui est un devoir. C'est de voter RENSEIGNÉ.

La caisse de dépôt et placement du Québec a joué aux pcaa;
40 milliards de notre argent s'est envolé

Troisième et dernier d'une série d'articles de M. Boucher

Le bulletin du mois d'août de La force des s@ges présentait la Caisse de dépôt et placement du Québec comme le bas de laine des Québécois et décrivait sa mission ainsi que les sommes fabuleuses des cotisations des différentes caisses de retraite des salariés du secteur public qu'elle administrait, auxquelles s'ajoutent des fonds d'assurances de sociétés d'État. Nous prétendions que le bas était percé!

Tous les Québécois ont été saisis des états financiers de leur CDP et des 38,9 milliards$ de déficit dont elle a dû rendre compte il y a quelques mois.

La crise financière a frappé la CDP comme partout ailleurs, il faut bien l'admettre. Mais il faut quand même se rendre compte, comme les représentants de la Caisse l'ont fait eux-même, que, pour la même période, le rendement moyen des fonds de retraite au Québec comme au Canada, a été de -18%, alors que celui de notre Caisse de dépôt a été de -25%. Nous n'avons pas eu d'explications raisonnables sur cet écart. Tout ce que nous avons appris de la part des représentants de la Caisse , c'est que ces pertes sont dues à des investissements dans des papiers commerciaux dont, c'est bien connu, les rendements se sont effondrés.

Rappelons que ces énormes pertes pour le Québec, 40 milliards$, ont signifié pour le Régime des rentes du Québec à lui seul, une perte de 9 milliards$. Rien de rassurant pour les retraités et futurs retraités du Québec.

Il y a eu reconnaissance par les représentants de la Caisse d'une erreur dans l'évaluation des risques des investissements. Elle s'est aussi fait rappeler qu'elle avait investi dans un aéroport de Londres qui est en sérieuse difficulté financière.

Plusieurs groupes d'opposition et organismes de défense des droits des retraités et cotisants aux régimes de retraite réclament une commission parlementaire qui fera toute la lumière sur ces désastreux résultats de la CDP. Il semble qu'elle a négligemment abusé de la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec qui, depuis le 15 janvier 2005, enchâsse ainsi la mission de l'institution :

«  La Caisse a pour mission de recevoir des sommes en dépôt conformément à la Loi et de les gérer en recherchant le rendement optimal du capital de ses déposants dans le respects de leur politique de placement tout en contribuant au développement économique du Québec ».

Plusieurs observateurs sont d'avis que le développement économique du Québec n'a pas été la priorité de la Caisse comme le voulaient ses fondateurs en 1965. Cette performance des gardiens de notre bas de laine laisse un trou énorme dans l'économie du Québec, mais aussi un vide dans les explications que la population en a reçues.

Le gouvernement du Québec veut-il vraiment la certification
des résidences privées pour personnes âgées?

Maurice Boucher

Les personnes âgées sont peut être au ralenti, mais Mmes les ministres Marguerite Blais et Lise Thériault et M. le ministre Bolduc, respectivement responsables des Aînés, de la Solidarité sociale et de la Santé et Services sociaux, semblent s'être ajustés à leur rythme dans le processus de certification des résidences pour personnes âgées.

Il y a en effet déjà quatre ans qu'a été adoptée la Loi 83, obligeant les résidences privées avec services pour personnes âgées à détenir un certificat de conformité. Pourtant, 34% des résidences sont encore sans certification et cette proportion s'élève à 50% dans la seule région de Québec.

C'est à se demander si le gouvernement est sérieux avec cette mesure. Il faut se souvenir qu'après la recommandation à cet effet de la Commission des droits de la personne, alors que l'AQDR et d'autres organisations d'aînés faisaient pression pour l'adoption d'une telle réglementation, le ministre d'alors, Philippe Couillard, nous avait mis en garde contre une obligation qui pourrait l'amener à fermer quelque 500 résidences.

Rappelons-nous également que le même ministre Couillard avait défendu bec et ongles sa proposition de ne faire de la certification qu'une mesure incitative auprès des résidences et qu'il avait reculé aux derniers jours de la commission parlementaire pour la rendre obligatoire.

La loi a été adoptée le 2 décembre 2005, les règlements publiés dans la Gazette officielle le 25 octobre 2006, plus de dix mois plus tard avec une date butoir obligeant les résidences à être certifiées au 1 er février 2009, sous peine d'amendes sévères. À deux reprises le ministre a reporté cette date puisque le processus n'avançait pas.

Les aînés vivant en résidence ou qui entendent y vivre attendaient depuis longtemps cette importante mesure, mais le gouvernement se comporte comme si son instauration ne constituait pas une priorité. Il semble également que ce retard considérable dans le processus de certification est attribuable à la capacité des services d'incendie des municipalités concernées de faire les inspections de sécurité requises par les critères et de prévoir les modes d'évacuation en cas d'incendie en tenant compte des personnes non autonomes. De quoi provoquer l'insomnie de plusieurs résidants.

Par surcroît, comme il a été soulevé dans le journal La Presse il y a quelques semaines, il y a un problème fondamental de compétence et de formation du personnel dans ces résidences. Comme l'exprimait Brigitte Breton dans le journal Le Soleil , le 8 septembre dernier; «  Bon nombre d'aînés se retrouvent dans une position inconfortable. Trop fragiles pour demeurer dans leur logement et pas assez malades pour obtenir une place dans un CHSLD. Ils s'installent dans une résidence où la qualité des services n'est pas assurée. Ils paient leur loyer, se croisent les doigts pour que rien de fâcheux ou d'irréparable ne leur arrive. »

(Source : Brigitte Breton, Le Soleil, 8 septembre 2009)

L'économie sociale, une bonne cause rentable
Investir dans une cause sociale et obtenir 7% de rendement?

Les Québécois que nous sommes, avec notre spécificité, notre culture particulière et si riche, nos valeurs qui nous ont toujours rassemblés, ne ressemblent à personne d'autre.

L'économie sociale? Bah! Qu'est-ce que c'est ça? Ça rime à quoi? L'affaire de quelques flyés, partis pour la gloire? Voyons donc! L'économie, c'est pour les gens d'affaires! C'est l'affaire de la Chambre de commerce! De la bisness! Quelqu'un quelque part rêve en couleur! C'est ce qu'on en disait vers la fin des années 70 quand quelques illuminés nous en parlaient.

Si, comme moi, vous avez raisonné ainsi à ce moment, aujourd'hui, comme moi, vous devrez déchanter. L'économie sociale, c'est du vrai. Certains pourront sourire mais je vais vous rappeler seulement quelques faits.

Saviez-vous qu'au début des années 70, un petit jeune baveux portant une casquette de travers comme on en voit aujourd'hui et des jeans déchirés, s'est présenté à la Caisse d'économie des Syndicats dans l'édifice de la CSN à Québec pour demander un prêt parce qu'il avait un projet? Après l'avoir regardé de travers, le préposé au guichet lui a dit qu'il allait en parler à son patron et le rappeler. Eh bien oui!, ce jeune l'avait tellement impressionné par son projet qu'il a convaincu ses collègues de la Caisse de le financer. Le lendemain, il appelait Guy Laliberté pour lui apprendre que la Caisse d'économie de la CSN acceptait de financer son projet de Cirque du Soleil.

S'il n'en tient qu'à Nancy Neamtan, directrice générale du Chantier de l'économie sociale, d'ici quelques années, des entreprises comme la Coopérative funéraire de l'Estrie, le Village québécois d'antan de Drummondville, la Coopérative d'alimentation de Port-Cartier et bien d'autres organismes sans but lucratif et coopératives, se retrouveront en Bourse… La Bourse de la finance solidaire.

L'économie sociale au Québec, c'est 3 000 coopératives et 4 000 organismes sans but lucratif dont le chiffre d'affaire est de 17 milliards de dollars, soit 6% de l'économie québécoise. Ce n'est pas rien. «  Nous sommes en train de définir les mécanismes », dit Jacques Charest, directeur général de la Fiducie du Chantier de l'économie sociale, un fonds de 59 millions$ créé en 2006. Déjà 10 millions sont investis pour un rendement annuel composé de 7%.

De véritables « entreprises sociales » qui offrent des produits ou des services, facturent des clients, embauchent du personnel et font des profits. Cette Bourse sociale fonctionnerait comme une vraie, il ne lui reste qu'à en définir les modalités, une tâche qui est confiée par le gouvernement au groupe Cirano. Les entreprises cotées devront cependant satisfaire à des critères financiers, sociaux et environnementaux très précis.

La violence sexuelle subie par les aînées
Briser le tabou pour mieux soutenir les femmes

Le Regroupement québécois des CALACS (Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), en collaboration avec ses groupes membres et des centres de femmes des quatre coins du Québec, organise des journées de sensibilisation sur la problématique de la violence sexuelle faite aux femmes aînées. Le nombre de personnes étant limité, les femmes intéressées doivent s'inscrire au centre de leur région. L'activité est gratuite (dîner inclus) et se déroule de 9h à 17h.

Cette journée s'adresse à toutes les femmes âgées de plus de 50 ans et leur est réservée. Mais elle intéressera particulièrement celles qui s'impliquent au sein de leur communauté, de groupes ou d'associations auprès des aînées, par exemple les AQDR. Ces femmes qui se questionnent sur la violence sexuelle et qui ont envie de mieux comprendre les différents aspects de la problématique, ainsi que les ressources existantes afin de se sentir mieux outillées. Bref, toutes les femmes qui veulent lever l' omerta pour que cesse la violence sexuelle faite aux femmes aînées.

Plusieurs thèmes seront abordés dont les formes de violence sexuelle faite aux aînées, les conséquences des agressions sexuelles pour les victimes âgées, les obstacles qui empêchent de briser le silence, les mythes et les préjugés, les attitudes aidantes avec les victimes, les pistes de solution et les ressources qui peuvent venir en aide.

En octobre et en novembre, plusieurs régions seront visitées : Montréal, Laval, Laurentides, Côte-Nord, Abitibi, Outaouais et Centre-du-Québec. Surveillez vos journaux locaux et vos babillards communautaires. D'autres journées de sensibilisation sont déjà prévues pour 2010. N'hésitez pas à contacter Karine Tremblay au 1 877 717-5252 ou à karine.tremblay@rqcalacs.qc.ca pour en savoir plus.

Les agressions à caractère sexuel, c'est criminel. Luttons ensemble!

Les activités de l'AQDR

•  Projet Fraude Une rencontre avec l'Autorité des marchés financiers (AMF) aura lieu en septembre pour la poursuite du projet. Par ailleurs, l'AMF cherche à réunir les partenaires qui font de la formation en finances auprès du public et l'AQDR a été invitée à représenter la clientèle des aînés. Informations sur le projet Fraude : http://www.aqdr.org/v_projet_fraude/presse/communique_aqdr.pdf

•  Projet Abus Le rapport de la tournée sera déposé en septembre. La formation des intervenants commencera en février jusqu'en juin 2010. Ce projet est un projet conjoint de l'AQDR et du Réseau québécois pour contrer les abus envers les aînés (RQCAA) : voir http://www.aqdr.org/v_projet_abus/general/description.pdf pour des informations supplémentaires.

•  Transport Suite au projet pilote, c'est finalement un total de 7 « navettes Or » pour les aînés qui vont circuler à l'automne à Montréal. Une rencontre a eu lieu fin août à Longueuil pour mettre sur pied un projet semblable.

•  Assemblée des présidents Cette assemblée annuelle qui aura lieu les 2 et 3 novembre à Granby réunit la centaine de décideurs et décideuses de notre association.

Saviez-vous que….

pour tout savoir sur la nutrition et ses effets sur votre santé, vous n'avez qu'à contacter www.LaNutrition.fr et vous abonner. Chaque semaine ou presque, sur votre ordinateur, des informations, des conseils sur les aliments, sur le vieillissement, etc. C'est gratuit

…pour obtenir une foule de renseignements sur les conditions de vie des aînés en France et dans le monde et des idées de toutes sortes, il suffit de vous abonner au newsletter hebdomadaire de Senioractu à www.senioractu.com . C'est gratuit.

…qu'une multitude de brèves informations d'intérêt pour les aînés peuvent être obtenues grâce à la collaboration des abonnés de La force des s@ges qui pourraient alimenter cette chronique en les faisant parvenir au rédacteur à : maubou@oricom.ca

…c'est en 1991 que l'Assemblée des Nations-Unies a décrété que le 1 er octobre de chaque année serait la Journée internationale des personnes âgées.

que le rédacteur en chef de La force des s@ges serait très heureux de recevoir occasionnellement de membres de sa distinguée clientèle des articles qu'il se ferait un plaisir de publier dans le ou les prochains numéros. maubou@oricom.ca

… que l'autre rédacteur en chef, celui de notre revue imprimée La Force de l'âge , Jacques Fournier, accueillera vos textes pour le prochain numéro jusqu'au 22 octobre àjacques.talbot-fournier@sympatico.ca

…que mon ami a changé de médecin de famille. Il l'a examiné de partout, lui a fait passer plusieurs tests, des prises de sang , etc. . Quand il est retourné le voir pour les résultats, il lui a dit qu'il était très bien pour son âge.

«  Pensez-vous que je pourrai me rendre à 80 ans ?», lui demande-t-il .   ?

Le médecin lui dit : « Est-ce que vous fumez et que vous prenez un coup ?»

«  Oh non! Et je ne prends pas de drogue non plus !»

Il lui demande : « Mangez-vous des gros steaks ou des côtes levées au barbecue ?»

« Pas du tout. Mon précédent médecin m'a conseillé de ne pas manger de viande rouge. »

Ensuite il lui demande s'il prend beaucoup de soleil, comme faire du bateau, jouer au golf, de la marche ou de la bicyclette.

« Non, pas du tout !» .

« Est-ce que vous faites des choses comme des jeux de hasard ? Conduire une voiture sport à haute vitesse ? Avoir des aventures avec des femmes ?»

« Oh ! non, docteur ! Je ne fais aucune de ces choses-là !», dit mon ami.

Le médecin le regarde dans les yeux et après un court silence, dit : « Mais qu'est-ce que cela peut bien vous donner de vouloir vivre jusqu'à 80 ans ?»

 
BRACELET BOUTON PANIQUE SANS FRAIS MENSUEL
CECI POURRAIT SAUVER VOTRE VIE !
';