La Force des sages  Liste des sections
 Journaux des sections
 www.aqdr.org
Bulletin électronique mensuel de l'AQDR
numéro 25
décembre 2008 
 

UNE PERSONNE AÎNÉE « VULNÉRABLE », C'EST QUOI?

C'est bien connu, les gens s'entendent pour affirmer que les personnes aînées sont souvent « vulnérables ». Mais quel est donc le profil d'un individu que l'on peut appeler «  vulnérable »? Le Petit Robert , sur le plan moral, en donne la définition suivante : « Qui peut être facilement atteint, se défend mal »

Au premier abord, on pense aux personnes qui, sur le plan de la santé physique, ne sont pas suffisamment immunisées. Mais poussons un peu plus loin l'analyse et voyons plutôt de qui et de quoi nous parlons quand nous disons que les fraudeurs, les abuseurs, les arnaqueurs s'attaquent aux aînés parce qu'ils sont vulnérables .

Il est vrai que c'est dans le groupe d'âge des 65 ans et plus que se trouvent le plus grand nombre de personnes que l'on peut appeler vulnérables. C'est bien ce que dit la statistique selon laquelle on compte au Québec trois fois plus de victimes de fraude et d'abus que chez les autres groupes d'âges réunis.

Il y a un facteur de vulnérabilité dont on parle peu mais qui est présent chez un bon nombre de personnes âgées. Celui-ci vient de leur culture et de leur éducation et il contribue à affaiblir leur résistance aux abuseurs. Sans que ce soit nécessairement toujours le cas, les personnes âgées d'aujourd'hui qui ont plus de 65 ans appartiennent à une génération à qui on a inculqué dès l'enfance, particulièrement dans le cas des plus âgées d'entre elles, des valeurs religieuses comme la charité, la bonté, l'honnêteté ainsi que l'amour de son prochain.

L'influence qu'a exercée l'Église catholique a marqué nos ancêtres et nos parents. L'Église faisait la promotion de ses valeurs, tout autant dans les familles qu'à l'école, qu'elle contrôlait d'ailleurs. Elle prolongeait son action dans la société civile où elle prenait en charge les soins de santé et l'enseignement supérieur. Ce sont ces mêmes valeurs qui ont fortement imprégné et marqué la vie familiale de nos parents, de nos ancêtres.

Ces principes, admis par tous et transmis de père en fils au nom de la charité chrétienne, ont fait naître des sentiments de sécurité et des mentalités de confiance aveugles en l'honnêteté de tous. « Du bon monde », ont toujours dit nos parents et nos grands-parents en parlant du voisin qu'il rencontrait au village, dans le rang, dans la rue, dans le quartier, dans leur milieu de travail ou au cours de leurs activités sociales. C'est cette même confiance, maintenant non fondée, qu'ils éprouvent devant ces beaux parleurs que sont les fraudeurs. Ils les croient aussi honnêtes qu'eux-mêmes, ce qui les rend plus vulnérables que la moyenne.

Un effort devient donc nécessaire pour aider les aînés plus vulnérables à prendre conscience du fait que, dans la société actuelle, à l'encontre de leurs principes de juste partage, de respect mutuel et d'honnêteté, existent quantité de pratiques frauduleuses, illégales et malhonnêtes comportant des cas d'exploitation des faibles par les plus forts. Il leur faut apprendre à se méfier.

Heureusement, dans l'ensemble, les aînés ont développé également une certaine méfiance. Les biens qu'ils ont chèrement acquis, ils les veulent en sécurité. Les droits sociaux et économiques dont ils jouissent, ils tiennent à les protéger.

L'AQDR, sensible à ces questions, s'appliquera au cours des prochains mois, avec ses partenaires et les bénévoles de ses sections, à combattre, à prévenir et à enrayer ce fléau des cas de fraude et d'abus. Trop d'aînés en sont victimes, il faut que cela cesse.

DROITE! – GAUCHE! – DROITE! –GAUCHE! –DROITE…..

Politique, quand tu nous tiens!

Est-il nécessaire d'être de droite ou de gauche en politique? Faut-il vraiment savoir ce qu'est la gauche et ce qu'est la droite! Et puis, de quelle droite politique et de quelle gauche politique parlons-nous?

Ah non! On ne va pas traiter de politique! « Ne m'en parlez pas; je ne veux rien savoir de çà !» , diront certains. «Voilà un sujet tabou! On n'en parlera certainement pas dans nos réunions de famille à l'occasion des Fêtes! Cela risque de tout gâcher!» , diront la plupart.

On doit dire que la politique et les politiciens ne font pas toujours ce qu'il faut pour se faire aimer. Les politiciens, ceux-là mêmes qui ne cessent de nous répéter qu'ils veulent notre bien, exercent la profession qui se retrouve, selon les recherches, à la queue de celles que préfèrent les Québécois. Ce n'est certainement pas le visionnement à la TV des débats au cours de la période des questions à l'Assemblée nationale qui va relever leur cote. On ne sait plus si on assiste à un show de  Juste pour rire , à une série dramatique ou à un film d'horreur. Faut-il en rire ou en pleurer?

Nous irons aux urnes (une autre fois) dans quelques jours. Quelle que soit la qualité des formations politiques et de leurs programmes, notre devoir de citoyen est de nous faire une opinion et d'exercer notre droit de vote, un droit fondamental dans toute société démocratique.

Ce droit de vote, qui est presque sacré dans notre esprit, comporte des obligations, dont l'obligation morale de l'exercer librement. Voilà qui nous force à l'occasion des élections à évaluer objectivement les enjeux et à faire le choix qui nous semble le plus judicieux.

Nous savons tous qu'un faible taux de participation aux élections générales, comme c'est la tendance depuis quelques années, risque de devenir un danger pour la démocratie. Nous pourrions pour cela jeter le blâme sur la faible qualité de nos politiciens ou de leurs programmes et sur leurs comportements qui ne sont pas toujours reluisants. Mais collectivement, les bons citoyens que nous sommes sont les premiers responsables de la situation. D'où l'adage bien connu : nous avons les gouvernements que nous méritons.

Bien sûr, la réputation peu enviable de la politique elle-même en rebute plusieurs. S'ajoute à cela la conscience politique plus ou moins développée de chacun qui est en cause. Il existe malheureusement une catégorie de citoyens qui, considérant la politique comme quelque chose de « sale » pour ne pas dire « pourri », s'abstiendront de voter, espérant sans doute demeurer propres eux-mêmes.

Mais il y a aussi une autre catégorie de gens qui ont peur de la politique au point de refuser catégoriquement d'exprimer leur opinion peu importent les circonstances. Même s'ils suivent de très près les débats et les programmes des partis, même s'ils sont parfois nettement favorables à une formation en particulier, ils se disent apolitiques. Ces honnêtes citoyens exigent aussi des institutions, des corporations ou des mouvements auxquels ils adhèrent qu'ils se montrent aussi apolitiques. Ils proclament haut et fort «  qu'il ne faut pas s'occuper de politique! ». Ils admettront quand même que la politique «  s'occupe d'eux ». C'est le débat qu'ils n'aiment pas. Pourtant, c'est le débat qui constitue la base de l'expression démocratique.

Il n'y a pas à se préoccuper de la participation de ces derniers au scrutin. Ils iront probablement faire leur X à l'endroit de leur choix. Mais dans leur esprit, quand il s'agit de citoyens regroupés, il ne doit pas y avoir de politique, pas d'opinion politique, partisane ou pas. À c hacun sa perception de la démocratie! Les forces vives de la société, voilà un phénomène inconnu pour eux.

UN AVENIR SANS TABAC

Tous, nous connaissons les ravages du tabagisme, les coûts astronomiques qu'il engendre pour la santé des fumeurs, le nombre effarant de cancers des poumons qu'il cause, non seulement chez les fumeurs mais aussi dans leur entourage et dans leur famille qui doivent malgré eux aspirer la fumée.

Des mesures ont déjà été mises en place pour améliorer la situation dans les lieux publics et dans les endroits de travail. Il reste encore beaucoup à faire pour enrayer le fléau, chez les jeunes comme chez les moins jeunes. La « Force des Sages » a cru opportun de reproduire ici le communiqué de presse du Conseil québécois sur le tabac et la santé en prévision de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac qui se déroulera du 18 au 24 janvier prochain.

La semaine québécoise pour un avenir sans tabac arrive à grands pas

Montréal, le 19 novembre 2008. – On sous-estime encore trop souvent la rapidité avec laquelle on peut devenir dépendant du tabac. « Une première bouffée de cigarette peut mener rapidement aux symptômes de dépendance à la nicotine et une fois accro, il est difficile d'arrêter », souligne Mireille Deyglun, porte-parole de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac. Une étude longitudinale menée au Québec et qui a plus spécifiquement ciblé les adolescents évalue que 68% tentent chaque année de cesser de fumer et 92% d'entre eux rechutent après un an d'essai.

« Parce que je t'aime, je veux t'offrir un monde sans fumée »

La Semaine québécoise pour un avenir sans tabac qui se déroulera du 18 au 24 janvier 2009 vibrera sur une belle note d'amour et d'ouverture aux autres. Avec son slogan : «  Parce que je t'aime, je veux t'offrir un monde sans fumée », elle invite toute la population à offrir à un être cher un monde où le tabac est de moins en moins présent. L'objectif de la campagne est de dire « je t'aime » à toutes les personnes qui ont cessé de fumer ou qui ont essayé d'arrêter, à ceux et à celles qui n'ont jamais commencé, qui évitent d'exposer les autres à la fumée secondaire ou qui encouragent les jeunes à ne pas commencer à fumer. Des personnalités du petit écran très aimées du public, se joindront à Mirellle Deyglun pour livrer des témoignages émouvants sur les grands réseaux de télévision du Québec.

De plus, au cours de la Semaine, le site www.mondesansfumee.ca donnera de l'information sur le tabagisme, des trucs pour aider son ado à ne pas fumer et publiera les actions d'adultes et de jeunes ayant décidé de poser un geste concret pour nous rapprocher d'un monde sans fumée. On pourra aussi se procurer gratuitement la carte des souhaits de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac dans les pharmacies, bibliothèques, centres Énergie Cardio ou sur le site Internet de la campagne.

Pour organiser une entrevue ou un reportage sur cette campagne, veuillez communiquer avec Nathalie Juteau, au 514-948-5317, poste 229

njuteau@cqts.qc.ca

LES HAUSSES DE LOYERS EN 2008;

SIX FOIS SUPÉRIEURES AUX INDICES DE LA RÉGIE DU LOGEMENT

Selon le Regroupement des Comités de Logement et Associations de Locataires du Québec (RCLALQ), les locataires ont reçu en 2008 des hausses de loyer d'une moyenne de 4.2%, soit un trop-perçu de 15.30$ par logement au-dessus des hausses recommandées par la Régie du logement.

Le RECLALQ qui revendique un contrôle des loyers pour mettre fin aux hausses abusives a voulu profiter de la campagne électorale pour rappeler aux partis politiques « qu'ils parlent beaucoup d'économie mais peu de logement qui représente pourtant la dépense principale des ménages! »

Le RECLALQ a donné rendez-vous à ses membres à Québec le 18 novembre pour rappeler aux partis politiques leur demande pour un vrai contrôle des loyers et l'instauration d'un registre des baux en leur rappelant que 448 835 ménages au Québec consacrent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et qu'ils subissent des hausses abusives de loyer chaque année.

Pour 2008, le taux d'ajustement fixé par la Régie du logement se limitait à 0.7% alors que les augmentations demandées par les propriétaires ont été 6 fois supérieures. Dans l'échantillon étudié, le chauffage est principalement à la charge des locataires dans 66.5% des cas et, pour l'année 2008, la majorité des logements n'ont pas subi de réparations majeures (74.3%).

Selon Mme France Émond, porte-parole du Regroupement, les mentalités en matière d'augmentation de loyers n'ont pas évolué : « Peu importe les indices de la Régie », ironise-t-elle, « les propriétaires demandent invariablement 10$, 15$, 20$ et 25$ d'augmentation. Ils n'arrondissent pas au dollar près comme le recommande la Régie, mais au 5$ près ».

Invité à rencontrer les membres du regroupement réunis à Québec, le président de l'AQDR, Maurice Boucher, les a informés que dans le domaine des résidences privées avec services pour personnes âgées les résidentes et les résidents, dans plusieurs cas, assumaient aussi des hausses de loyer abusives et qu'on profitait ainsi de leur vulnérabilité. Il a rappelé également que ce secteur était en plein développement, qu'un grand nombre de résidences se construisaient et que ceux qui y vivaient étaient sont sans recours contre des hausses considérées comme abusives. En effet, ces résidences ne sont pas assujetties à la Régie du logement pendant les 5 premières années qui suivent leur ouverture.

M. Boucher a rappelé la revendication de l'AQDR afin que les règles de la Régie du logement soient modifiées pour mieux s'adapter à ce type de résidence. Il a aussi ajouté que compte tenu de l'âge moyen de ces résidents, autour de 84 ans, il était nécessaire que ces personnes âgées soient soutenues par un mode d'accompagnement adapté à leur situation dans les cas de recours devant la Régie.

SAVIEZ-VOUS QUE….

24 millions de personnes dans le monde sont actuellement atteintes d'Alzheimer et que 4.5 millions de nouveaux cas surviennent chaque année. Parmi les facteurs pouvant causer la maladie, il y aurait l'alimentation. Une portion par semaine de poisson gras (sardine, maquereau, hareng) peut contribuer à diminuer le risque de 35% (Julien et al. Neurobiol. Aging 2008)

… 26% des jeunes enfants de la pointe de l'île de Montréal souffrent d'asthme, soit 4 fois plus que dans d'autres secteurs de la ville. (12 ièmes Journées annuelles de santé publique)

… Barack Obama a amassé 660 millions$ qui ont servi à ouvrir 770 bureaux partout au pays, bureaux où œuvraient des centaines de milliers de bénévoles, soit plus que ce que Bush et Kerry réunis ont dépensé il y a 4 ans. ( Journal de Québec , 3 nov.08)

… aux USA, la crainte du « chacun pour soi » devant l'état lamentable de l'économie fait augmenter les ventes d'armes à feu. Une hausse de 10% a été constatée dans l'Ohio et le Texas. ( Journal de Québec, 3 nov. 08)

… il n'y a pas que le Canadien de Montréal qui fête cette année ses 100 ans, il y a aussi General Motors. Le Canadien a peut-être perdu quelques parties, mais la compagnie G.M. elle, a perdu 70 milliards$ dont, depuis le début de l'année seulement, 14 milliards$. GM emploie 250 000 personnes dans le monde. ( Journal de Québec, Michel VanDeWall, 14 nov. 08)

… au Canada, les riches sont plus riches que la moyenne des riches des pays de l'OCDE; 10% des plus riches gagnent ici 71 000 $US par année alors que la moyenne est de 54 000 $US. Par contre, le nombre de Canadiens gagnant moins de la moitié du revenu moyen a augmenté de deux ou 3 points au cours des derniers 10 ans. ( Le Devoir, 22 oct. 2008 – Rapport de l'OCDE)

… la crise alimentaire mondiale fait en sorte que le riz, l'aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale, a augmenté entre 30% et 50% dans les pays d'Afrique. Dans les pays les plus pauvres, 75% du revenu va à l'alimentation ( Ligue des Droits et Liberté – printemps 2008)

 
Rédaction:
Maurice Boucher  
Correction:
Dolorès Richard  
Conception:
Jean-Guy Racine   
 
 
 
'
BRACELET BOUTON PANIQUE SANS FRAIS MENSUEL
CECI POURRAIT SAUVER VOTRE VIE !
';