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Bulletin électronique mensuel de l'AQDR
numéro 5
avril 2007
 

L'AQDR  une organisation « nationale »?

Les gens de notre génération ont vécu, en 1960, l'arrivée au pouvoir au Québec de «  l'équipe du tonnerre  », soit celle du parti libéral de Jean Lesage au sein de laquelle se trouvait un dénommé René Lévesque. Or, ce petit bout d'homme gaspésien était fort populaire. Il s'était fait connaître et apprécier des québécois avec, entre autres, une idée fixe, celle de la national isation de l'électricité.

Monstrueux défi : écarter de puissantes compagnies aux noms anglais et avec d'énormes capitaux, du contrôle de ce qui allait devenir la principale richesse naturelle du Québec. Voilà de quoi provoquer une farouche opposition, un débat non moins monstrueux au nouveau conseil des ministres, tant sur la décision que sur les moyens.

Comment trouver une solution au déchirement du cabinet sur cette question? On décide donc de se retirer en milieu isolé, d'y laver notre linge sale, de tirer les choses au clair et de se condamner à la solution de l'énigme; une obligation de résultat.

C'est au Lac à l'Épaule, en pleine forêt, dans la réserve faunique des Laurentides que les choses se passent. Ils en sont ressortis avec notre Hydro-Québec.

Eh bien, savez-vous quoi? Le conseil d'administration de l'AQDR provinciale, qui, sans vivre une division dans ses rangs, sentait le besoin d'une réflexion profonde sur un certain nombre de choses et a tenu, les 25 et 26 janvier dernier un « Lac à l'Épaule » à Valleyfield, dans le patelin de son président, et il en est ressorti avec la national isation de l'AQDR. On dira donc dorénavant : « L'AQDR nationale » au lieu de « L'AQDR provinciale ».

Qu'est-ce qui fait courir les bénévoles?

Les conseils d'administrations des sections de l'AQDR sont composés de bénévoles, c'est bien connu. Il en est ainsi de l'AQDR nationale.

Les bénévoles, qui constituent une denrée rare, le sont-ils ou le sont-elles pour le même motif, pour la même raison, ou avec le même degré de motivation? Pas du tout! Ce serait trop beau, ou trop laid, selon le cas. Ne prenons pas les nerfs! Cela est tout à fait normal.

Subtilement, « La Force des Sages » a jasé avec des membres de c.a. de sections. Voici quelques réponses reçues à la question : « Qu'est-ce qui t'a amené(e) à l'AQDR? »

•  Je voulais faire du bénévolat; j'ai choisi ça. J'aime bien cela. Ça passe le temps. On a des déjeuners. C'est le fun.

•  C'est mon amie Fernande qui m'a amenée là-dedans, puis savez-vous; j'y ai pris goût

•  J'aime ça. Ça passe le temps, puis on se sent utile.

•  Les aîné(e)s ont besoin de gens comme nous. Je suis fière de ce que je fais pour eux.

•  Avant, j'allais à l'Âge d'Or, mais quand ma belle-sœur m'a parlé de l'AQDR, je suis allée voir et j'ai trouvé ça très    intéressant.

Quoi qu'ils disent, quoi qu'ils pensent, nos amis engagés dans les sections y donnent le meilleur d'eux-mêmes et la diversité de leur motivation fait la richesse de l'action et de l'efficacité de la section.

L'important, c'est de s'accepter mutuellement avec nos forces et nos faiblesses et de tirer profit du potentiel certain de chacun, chacune, pour atteindre les objectifs de la section.

Le Parlement des sages devient intergénérationnel en 2008

Exceptionnellement, dans le cadre du 400 ième anniversaire de la Ville de Québec, le Parlement des Sages cèdera sa place au Parlement intergénérationnel.

L'AQDR sera certainement de la partie puisqu'elle y sera présente avec une délégation de 65 députés et elles préparera ce Parlement en étroite collaboration avec la Direction des programmes pédagogiques de l'Assemblée nationale.

Ce Parlement prendra une allure particulière puisque les quelques 125 députés, dont 60 à 65 étudiants et enseignants, travailleront à l'adoption d'une « charte intergénérationnelle ». Cette charte visera à favoriser le développement de valeurs comme le respect, la solidarité et le dialogue entre les générations.

Ce projet pour 2008 ne changera en rien la tenue de la 8 ième édition du Parlement des Sages à l'automne 2007. Il sera une sorte de prélude au Parlement intergénérationnel de 2008 puisqu'il sera saisi de 2 projets de loi:Un sur les droits et devoirs des citoyens et l'autre sur l'éducation, la socialisation et l'emploi.

Il est à prévoir que l'adoption de cette « charte intergénérationnelle » qui sera largement diffusée, marquera le Québec face à la situation démographique entraînée par le vieillissement rapide de la population.

Travailler jusqu'à 75 ans?

Ce pourrait être une alternative. Au rythme de l'évolution de l'espérance de vie qui nous donnera un nombre impressionnant de centenaires(voir « La force de l'âge » de mars : « Nous vivrons 100 ans. »), notre profil démographique, au Québec, pourrait bien, en 2050, nous montrer une longévité de 90 ans.

L'an 2050, c'est loin? Pas autant que cela! Il y a là un impact immédiat sur les relations intergénérationnelles. Nos enfants et surtout nos petits-enfants, qui naissent aujourd'hui, auront à préparer cette transformation démographique et à envisager le dilemme qu'entraînera la retraite alors qu'ils auront 43 ans.

L'an 2050 c'est loin? Pas autant que cela! Il y a là un impact immédiat sur les relations intergénérationnelles

Cette espérance de vie qui atteindra 95 ans au Japon et en Suède sera peut-être plus importante pour nous, car nous sommes devenus très efficaces pour traiter les maladies reliées à l'âge.

Si, comme disait l'autre,la tendance se maintient, la génération des baby-boomers va devenir sexagénaire alors que la proportion des 65 ans et plus va doubler d'ici 15 ans. Cette proportion ne cessera pas de croître en 2050 et il y aura en moyenne 3 personnes de plus de 65 ans pour 4 personnes entre 20 et 65 ans.

Voilà un joli débat sur les retraites et leurs coûts. Les chercheurs ne font pas dans la dentelle : «  Si nous voulons payer les pensions sans augmenter les coûts pour la société, il faudra que la retraite soit au moins fixée à 75 ans d'ici vingt-cinq à trente ans. Nous aurons certainement à faire des choix de société.  »

Le gouvernement pourrait décider de réduire les montants de pensions, mais en 1982, les retraités de l'AQDR ont fait vivre une mauvaise expérience à ce jeu-là au gouvernement du temps. Quelque chose devra être fait tôt ou tard, et…plus tôt de préférence à trop tard. Cependant, on s'en doute bien, nos gouvernants ont beaucoup de mal à se projeter au-delà de leur vie politique et, pire encore, au-delà du mandat de leur parti. Aussi, disons-le, le courage politique nécessaire à de telles mesures, ce n'est pas ce qui, généralement, les étouffe.

En s'adressant à nos enfants et petits-enfants, nous pourrions leur dire : «  Si, en 2050, vous partez à la retraite à 65 ans, que ferez-vous des trente ans qu'il vous reste à vivre?  »

Même si nos gouvernements semblent l'ignorer, les démographes sont unanimes : « Le vieillissement n'épargnera aucune région du globe et ce bouleversement qui nous attend au cours des 20 à 40 prochaines années, sera l'un des changements sociaux les plus importants du 21 ième siècle ». Les systèmes de retraite des pays du Nord doivent évoluer pour assurer des conditions de vie aussi favorables qu'aujourd'hui aux seniors de demain.

Humour
Dans une petite ville, un homme de 80 ans et sa jeune épouse arrivent à l'hôpital pour son premier accouchement.

L'infirmière est stupéfaite :
- C'est incroyable !
Comment faites-vous à votre age ?

Il répond : Il faut garder le moteur en marche, savez vous !

L'année suivante,
la même infirmière assiste au deuxième accouchement.

Mais, c'est incroyable !
Mais, bon sang, comment avez-vous fait ???
Et il répond encore : Il faut garder le moteur en marche...

La même chose arrive pour un troisième bébé :

Seigneur, j'en reviens toujours pas !

Encore une fois !!!
Il répond toujours : - Eh oui ! il faut garder le moteur en marche !

L'infirmiere lui repond :

- Mais là, vous devriez changer l'huile parce que celui-là est noir

 

Articles:
Maurice Boucher  
Correction:
Dolorès Richard  
Conception:
Jean-Guy Racine